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Le Premier DG noir de l'UNESCO , le premier sénégalais a avoir reçu le Doctorat honoris causa en 1974

REFORMES INSTITUTIONNELLES ET DEMOCRATIQUES

La disparition du Sénat de l'armature institutionnelle au motif de mobiliser des fonds pour lutter contre les inondations ne cachait-t-elle pas des zones d'ombre et autres insuffisances dans la vision  de Macky Sall de réformer en profondeur les institutions de la République? Contrairement au président sortant Abdoulaye Wade qui était passé, par un référendum en 2001, pour entamer sa refondation de l'Etat (durée et limitation du mandat présidentiel, suppression du Sénat de Diouf…).  En nommant Amadou Mahtar Mbow, le Président des Assises nationales, à la tête d'une commission chargée  de revoir et de consolider les institutions de manière durable, le Chef de l'Etat est en passe de redresser la barre, selon bien des observateurs de la scène politique. Histoire d'éviter… le pilotage à vue dans les réformes institutionnelles et démocratiques.
Elu le 25 mars 2012 par 65, 68% des électeurs sénégalais, Macky Sall s’est engagé dans un processus spécifique de refondation de l’Etat. La dissolution du Sénat comme de la vice-présidence (une fonction restée vacante depuis son établissement en 2011) et la restructuration envisagée du Conseil économique et social (Ces) sont les premiers actes posés, dans le cadre de cette entreprise de réformes institutionnelles, par le successeur de Me Wade au sommet de l’Etat. Le seul hic dans cette démarche, note-t-on du côté de certains acteurs politiques, c’est que l’initiative de suppression du Sénat n‘ait pas été prise dans le cadre d’un modèle structurant de réforme des institutions.

Au contraire, elle est intervenue dans un contexte particulier, celui des inondations qui servira de prétexte au Président Macky pour tirer un trait sur la chambre haute du Parlement. Une institution dont le maintien dans l’armature du pouvoir défrayait la chronique parce que qualifiée de « budgétivore et d’inutile ». Pis, une fronde politique d’envergure guettait le nouveau parti au pouvoir, en l’occurrence l’Apr, et son Président Macky Sall, surtout du côté des certains alliés au second tour de la présidentielle. Parmi ceux-ci, on notait des membres du M23 carrément opposés à toute idée de renouvellement de la chambre haute et déjà déterminés à battre le macadam pour mettre fin à cette « hérésie » de la démocratie sénégalaise. Le prétexte des inondations avait été de bon augure puisqu’il a permis à Macky de redresser la balle, relève-t-on sans aucun machiavélisme. De l’opportunisme politique à un schéma méthodique de réforme institutionnelle, la passerelle avait été vite enjambée par Macky par lancer, lui aussi, son entreprise de refondation de l’Etat.

Comme tout nouveau chef d’Etat soucieux de donner aux institutions une marque singulière, à même d’accompagner sa politique de développement économique ou selon, d’enrober sa vision de la démocratie. Abdoulaye Wade était passé par le référendum de 2001 et l’instauration d’une nouvelle constitution pour retoucher en profondeur les institutions. Macky Sall a choisi de s’enfermer dans une démarche moins totalisante. Le Congrès a ainsi été son bras armé pour imprimer une nouvelle dynamique à sa vision.
DES REFORMES DEMOCRATIQUES EN STAND BY
Quid des réformes démocratiques, patiemment scrutées par les citoyens au lendemain de l’élection de Macky à la présidence? Sur ce point-là aussi, la gouvernance prônée par le nouveau chef de l’Etat semble traîner pas mal de zones d’ombre. Même si l’on peut lui concéder l’argument du temps (il n’a été élu que depuis six mois), force est de reconnaître que Macky n’a pas encore posé d’actes assez significatifs pour témoigner de sa détermination à « booster » le processus démocratique.

Les acteurs politiques qui ont longtemps réclamé la dépolitisation du ministère de l’Intérieur sont restés sur leur faim, après la composition du premier gouvernement post-Wade. Pour cause, c’est le très politique Mbaye Ndiaye, directeur des structures à l’Apr, qui a été nommé à la place Washington (ministère de l’Intérieur) avant d’organiser les législatives de juillet dernier. Là, Macky a fait du Wade en refusant de nommer une personnalité neutre à la tête d’un département ministériel dont le rôle est essentiel dans l’organisation des joutes électorales au Sénégal.

Que dire par ailleurs de la forte recommandation des Assises nationales liée au non-cumul  des charges de Chef d’Etat et de chef de parti! Là encore, aucun signe politique d’envergure n’avait été émis par le nouveau pouvoir pour créer la rupture. Les membres de l’Apr, soucieux de massifier leur parti, refusaient catégoriquement  toute idée pour Macky de rendre le tablier, pour ce qui est de la présidence de leur parti.         
                     
AMADOU MAHTAR MBOW POUR EVITER LE PILOTAGE A VUE

Apparemment, le Président Macky Sall semble avoir bien pris conscience de la nécessité d’encadrer les changements démocratiques et d’éviter le pilotage à vue dans la réforme des institutions. Lors de la première édition de la Journée des institutions axée sur le thème : «Le rôle des institutions dans le renforcement de l’Etat de droit et de la démocratie ». Le chef de l’Etat a annoncé ainsi la mise en place d'une commission dont l'objectif est de «revoir les institutions et les réformes institutionnelles, afin de consolider de manière durable nos institutions, garant d’un Etat de droit ». A La tête de cette structure, on retrouve tout simplement …Amadou Mahtar Mbow, président des Assises nationales ; ancien ministre de l’Education sous Senghor et ancien Directeur général de l’Unesco.

La commission devrait impliquer l’opposition, la société civile, les universitaires et les chercheurs, a expliqué le chef de l’Etat. Au bout du compte, il est question de réfléchir sur « les réformes qui doivent être faites pour relever les défis nouveaux dans les cinq prochaines années ». Et déboucher sur des « réformes consolidantes » dans le but de pérenniser l’architecture institutionnelle du Sénégal en mettant des verrous qui en rendent difficiles voire impossibles les modifications intempestives auxquelles elle a soumise ses douze dernières années.

http://www.sudonline.sn/amadou-makhtar-mbow-au-chevet-de-macky_a_10474.html

 

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