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Le Premier DG noir de l'UNESCO , le premier sénégalais a avoir reçu le Doctorat honoris causa en 1974

Colloque « Aimé CESAIRE, cahier d'un retour au pays ancestral » : Un éveilleur de conscience de la première heure

Au cours du colloque international « Aimé Césaire, cahier  d’un retour au pays ancestral », organisé du 19 au 22 mars 2013, à Dakar, l’écrivain et homme politique martiniquais a été présenté comme un Africain d’ascendance qui a joué un rôle fondamental dans l’éveil de conscience de l’homme noir. 
Le colloque sur le centenaire de la naissance de Aimé Césaire  a permis à des personnalités sénégalaises de témoigner sur l’écrivain et homme politique martiniquais. Pour Amadou Makhtar Mbow, ancien directeur général de l’Unesco, il n’y a pas un plus approprié en Afrique que le Sénégal pour célébrer le centenaire de la naissance du Martiniquais qui a rencontré l’Afrique avec les Sénégalais Ousmane Socé Diop, Senghor...Mbow se remémore quelques phrase du « Cahier d’un retour au pays natal » car Césaire leur rappelait cette douloureuse séparation, comme il retrouvait l’Afrique au travers des étudiants africains. (…) « Ceux qui n’ont connu de voyage que déracinement, c’est toute une histoire. Ceux qui n’ont inventé ni la poudre ni la boussole, ceux qui n’ont dompté ni l’électricité ni la vapeur… » (…). L’ancien directeur de l’Unesco explique qu’au-delà du drame, de l’horreur qu’a constitué l’esclavage, les étudiants africains voulaient voir un autre aspect qui n’était pas souvent évoqué, c’est le rôle que l’esclavage a joué dans le développement de l’Europe du XVII-XVIIIème   siècle. Le professeur Mbow dit avoir entretenu des relations de fraternité très grandes avec Césaire. « Epris d’humanité, il a dit des choses très fortes mais il avait le sens de l’amitié, de la fraternité humaine dont il croyait fortement », évoque-t-il. Celui-ci poursuit : « Si Césaire dénonçait le racisme, c’est parce que cela lui paraissait inconvenant dans un monde où les hommes et les femmes, quelle que soit leur origine, leur condition sociale, devaient se sentir frères. Amadou Makhtar Mbow espère que les jeunes s’imprègneront de l’œuvre de Césaire.Selon Cheikh Hamidou Kane, écrivain et ancien ministre, qui a salué les pères fondateurs de la négritude, tout le monde sait l’influence édificatrice que dans les sociétés africaines, les générations des aînés peuvent avoir sur celle des jeunes. « Les premières donnent aux secondes courage, plus grande assurance, discernement lors de leur parcours des chemins de la  vie. C’est exactement ce rôle que ceux que l’on a appelés les fils aînés du XXème siècle africain, nés au cours des trois premières décennies de ce siècle (1900-1930), ont joué pour leurs cadets des trois décennies suivantes (1930-1960) ».L’initiateur
Kane cite, entre autres aînés éclairés et éclairant, Amadou Hampaté Bâ, Alexis Kagamé, Léopold Sédar Senghor, Alioune Diop, Joseph Ki-Zerbo, Cheikh Anta Diop. Pour l’auteur de « L’aventure ambigüe » et ses contemporains de la deuxième génération (1930-1960), l’aîné, l’initiateur majeur, n’était pas Africain de naissance mais il l’était d’ascendance et de revendication : Aimé Césaire. Cette initiation débuta lorsqu’à l’âge de 20 ans Kane reçût comme un coup de foudre la révélation du « Cahier d’un retour au pays natal ». Il en fît sa nourriture. Le magistère de Césaire a permis à Kane le franchissement de trois horizons. « A l’Africain d’ethnie peul que je suis, il a fait prendre conscience de ce qu’il appartient à la race noire et par conséquent il est tributaire du défi historique qui en résulte », confie C. Hamidou Kane.  Jusqu’à ce qu’il ait lu le « Cahier d’un retour au pays natal » et rencontré Césaire, Kane dit qu’il savait qu’il était Peul mais pas un Noir. C’est lorsqu’il a rencontré Césaire et le « Cahier d’un retour au pays natal » qu’il a su qu’il était un Noir et quelle responsabilité en résultait pour lui.
 « Césaire nous a appris à ne pas rester confiné dans nos ethnies et à nous retrouver en tant qu’Africain et en prendre la responsabilité historique qui en résultait », estime Cheikh Hamidou Kane. Il avance que le deuxième horizon franchi, c’est celui rétréci du pseudo humanisme d’un occident raciste, impérialiste, colonialiste. L’idée est de voir un véritable humanisme qui ne peut être que celui du genre humain tout entier. Ensuite,  Césaire a prévenu la génération de Kane et celle qui allait suivre que la révolution prolétarienne ne saurait, seule, faire justice à la cause de l’homme noir d’Afrique.
E. Massiga FAYE


 
 

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